Le temps de l’impuissance est révolu [VIF]

CRS peinturé

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Les provocations de l’oligarchie néolibérale française s’amoncellent au fil des jours, tant et si bien que l’exercice de leur comptage relève désormais tout bonnement de l’absurde. Ministres « socialistes », parlementaires « républicains », cadres du Front national, éditorialistes des médias dépendants, grands patrons et actionnaires : tous s’y mettent pour tenter de nous discréditer. On les comprend : sous leurs yeux ébahis, le mouvement qu’ils pensaient épiphénomènal n’a eu de cesse de s’amplifier au cours des trois derniers mois, où de manifestations en nuits debout, d’occupations en youtubages, de pétitions en blocages et de grèves stratégiques en massification des cortèges de tête, nous avons enfin repris notre rôle dans le rapport de force fondamental qui nous oppose à eux.

Ceux-là, qui pensaient avoir enterré la dynamique de la révolte en nous observant tous alternativement comme sacs à voix, comme « capital humain » ou comme consommateurs à gaver, réaperçoivent avec stupeur la plus élémentaire des réalités : sans nous, plus rien ne marche. Car l’ordre n’est rien sans sa « constitution matérielle », infrastructures et flux qui le font vivre – et nous qui les faisons vivre. Le reste n’est que spectacle.

Dans cette perspective, les actions des travailleurs des raffineries pour bloquer l’accès aux stocks de carburant étaient de première nécessité. Et c’est sur cette voie qu’il faudra continuer, sans relâche : bloquer l’économie pour casser le règne du capital, et tenir en respect ses milices s’il le faut. Mais voilà qu’au grand dam de leurs bases, certaines voix issues des directions syndicales commencent à parler de « rediscuter d’un certain nombre d’articles » de la loi « travail » pour envisager une « sortie de crise », oubliant au passage les propos qu’ils tenaient la veille, lorsqu’ils expliquaient que le préalable à toute discussion était le retrait de cette loi scélérate.

Ce moment est crucial. Il est hors de question de faiblir. Rappelons quel fut, dès ses débuts, le mot d’ordre du mouvement : « Contre la loi El Khomri et son monde ! ». C’est en fait très simple : notre combat, s’il commence par le retrait de cette loi, ne se finira qu’avec l’extinction des structures sociales qui l’ont rendue possible, c’est-à-dire avec la victoire finale du peuple sur ce(ux) qui le prostitue(nt) à tout va depuis bien trop longtemps.

Ne restons pas assignés au consentement. Où que nous soyons, il s’agit de nous organiser pour déclarer la guerre à l’état actuel des choses. Saboter la machine de propagande audiovisuelle, entraver la production et la circulation des marchandises, bloquer les flux de l’approvisionnement en énergie du pays, cibler les bases physiques de la finance. Le temps de l’impuissance est révolu, demain est à nous!

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